mercredi 25 septembre 2019
DE L'OURS AU LION LES EMBLÈMES DE SOUK AHRAS
Si le lion est aujourd'hui l'emblème de Souk Ahras , l'ours fut celui de Thagaste.
Goulven Madec un des plus grands spécialistes de Saint Augustin avait dit un jour d'été de 1993 en traversant la place de l'indépendance de Souk Ahras et en voyant les lions dorés gerbés: sur leurs piédestaux : Je vois que vous avez même changé d'emblème . Ignorant de quoi, il voulait me parler , il m'avait alors longuement expliqué que l'ours était la figure emblématique de Thagaste et que la population de l'époque vivait paisiblement au milieu de ces ursidés. L'ours était pour les anciens de Souk Ahras comme un animal de compagnie. Il était presque vénéré. C'était la mascotte des thagastois. Il racontait que Nebridius ami d'enfance de Saint Augustin vivait de l'élevage des ours . Quand il fut nommé évêque de Mileve ( Mila), la population locale fut étonnée de le voir arrivé dans leur ville avec deux ours bruns. Son fils Adéodat avait aussi un ourson à la maison avec qui, il partageait ses repas .
L'HEURE DE L'OURS
L'heure de l'ours est une expression très utilisée dans le parler et aussi la littérature thagastoise. Elle veut dire qu'il était tard et qu'il faut rentrer à la maison . En effet , l'heure de l'ours est le moment où tous les anciens thagastois rentraient chez eux pour laisser les ours venir s'abreuver à la source de la colline sans doute celle de Ain Zarga aujourd'hui .
En préparant la venue du pape Jule II à Souk Ahras, l'évêque de Carthage avait écrit à son homologue de Souk Ahras au début du 15ème siècle.: Bientôt sa sainteté retrouvera le berceau de la lumière Thagaste, je compte sur vous pour attacher les ours et éloigner les panthères de son saint chemin.
Au sujet des ours Saint Augustin avait écrit : Ils sont doux comme les chats de ma mère . On jouait avec avec eux et on ne savait pas qu'ils étaient aussi dangereux.
Possedius évêque de Calama ( Guelma) et enfant de Souk Ahras avait écrit dans sa biographie de Saint Augustin que Sainte Monique avait failli être tuée par des ours affamés quand ils avaient attaqué sa maison.
Ainsi l'ours était l'animal fétiche des Thagastois avant qu'il cède sa place au roi des animaux.
Source :
Temoignage de Goulven Madec
Vie de Saint Augustin Possedius
La vie de Saint Augustin Serge Lancel
La vie à Thagaste Études Augustiniennes de Paris
Saint Augustin Afer Actes de Colloque
LE DERNIER COMBAT DE BEN-AMAR LE CHASSEUR DES LIONS DE SOUK AHRAS
Ben-Amar cet intrépide chasseur des lions avait toujours peur des lionnes. Il avait toujours dit que mourir avec les griffes d'une lionne est un honneur que les lions ne pouvaient lui offrir . Ainsi le héroïque Ben-Amar a fini sa vie, tué par une féroce lionne de Souk Ahras.
Voici le récit de son dernier combat raconté par un témoin européen Charles Plémeur dans son fameux livre , Le lion Désappointé.
Ben-Amar gravissait en pleinjour une petite montagne toutecouverte d'épaisses broussailles, lorsqu'à trente pas de lui, il aperçutune lionne entourée de quatre lionceaux assez forts.
Résolu etrapide comme la foudre, il viseaussitôt sa lionne, la frappe d'uneballe qui lui traverse l'épaule. Les lionceaux effarés se sauvent, leur mère s'enfuit d'un autre côté. Mais, selon son habitude, le Négro avait promptement rechargé son arme etétait arrivé à temps pour couper à la lionne le passage du sentierqu'elle suivait, en laissant sur sestraces une traînée de sang. A cinqpas d'elle, il tira un second coupde fusil, qui lui traversa le cou.
Rugissante, elle bondit sur Ben- Amar, qui tomba et roula sur son poitrail. L'intrépide Amar, à terre, ne perdit pas la tramontane; ilsortit un couteau de sa gaîne fixéeà sa ceinture, et chercha à poignarder la lionne; mais n'ayant pas assez de jeu, son couteau glissait sur le poil de son ennemie.Ben-Amar appartenait sans défense possible à la fureur de lalionne, qui le traîna au bord d'un profond ravin et le lâcha sur la pente de l'abîme. Ben-Amar s'accrocha à quelques touffes d'alfa,en serrant convulsivement dans samain le couteau qui jusque-là lui avait été inutile. La lionne s'assit en rugissant devant lui comme pourle narguer. Amar répliqua à ses rugissements par les plus outrageantes épithètes qu'il put trouver dans son répertoire, la taxant de lâcheté et de félonie, si bien que la lionne se jeta sur Amar, lui enveloppa la tête dans son haïk, et fit disparaître tête et haïk dans sa mâchoire. Amar labourait inutilement d'inoffensifs coups de couteau les flancs de son ennemie. La lionne, après avoir donné un coupde gueule au dur crâne d'Ahmed.— qui conservera toujours sur soncrâne la glorieuse couronne creusée par les dents de la lionne, —lâcha la tête du chasseur, le reprit avec ses griffes à la cuisse, et le tint ainsi suspendu au-dessus de l'abîme. Par un mouvement énergique, dont est seul capable un homme de sa force musculaire, Ben-Amar, réunissant tous ses efforts dans ce danger suprême, se redressaet plongea son couteau dans lagorge de la lionne, qui s'abattit etrâla. Ben-Amar tomba mourant àcôté d'elle; le sang coulait abondamment de ses cinq ou six blessures. Il perdit connaissance.» Concevez-vous un plus glorieux spectacle de la puissance humaine que cet Arabe, évanoui sur la limite d'un abîme, aux côtésdu terrible animal que son héroïsmea vaincu?» Revenu à lui, Ben-Amar, ensanglanté, eut le courage de setraîner sur ses pieds et sur ses mainsjusqu'à un douar, d'où il fut tranaporté à Souk-Arras. C'est à peines'il avait figure d'homme. Lescoups de griffe et les coups de la gueule de la lionne l'avaient mutilé. On fut obligé de lui extrairedeux petits os fracturés du brasdroit.son crâne était percé et les quarante francs que le bureau arabe lui donna, enrecevant le corps de la lionne,suffirent à peine à payer ses médicaments.» L'intrépide Arabe a tué la plupart de ses trente-neuf lions à laface du soleil, sans se servir d'aucun appât ni employer aucune ruse,armé d'un couteau et d'un fusil, en poussant droit sur les fauves.
La curée des lions de Kef Messaoura (Région de Sedrata, Wilaya de Souk Ahras)
LA CUREE DES LIONS DE KEF MESSAOURA
Un lieu : Kef Messaoura, faisant partie de la commune de Zouabi, entre Sédrata et Aïn Soltane, dans la wilaya de Souk Ahras. Un patrimoine de classe mondiale : des gravures rupestres.
Kef Messaoura, commune de Zouabi, région de Sedrata, Algérie.
En ce lieu, sur la roche de cette falaise, nous observe une civilisation plus ancienne que celle de l’Egypte des Pharaons, une civilisation plus ancienne que celle de Mésopotamie en Irak, une civilisation ayant existé avant celles des peuples incas, aztèques et mayas, une civilisation plus ancienne que celles de la Grèce et de la Rome antiques, une civilisation d’avant l’écriture et que les différentes études ont classée à l’ère du néolithique, six à sept millénaires avant Jésus Christ.
En ce lieu, cette civilisation de la nuit des temps est matérialisée par des gravures rupestres. Ces dernières, constituent un chaînon important d’un ensemble relevant du patrimoine de l’Algérie, du bassin méditerranéen, de l’Afrique et de l’humanité.
Les gravures rupestres de Kef Messaoura montrent une faune représentant des animaux sauvages : six lions, un sanglier, deux chacals et peut être une hyène au niveau de la première paroi, deux autruches et un bovidé au niveau de la deuxième paroi, des motifs indistincts au niveau de la troisième paroi.
Kef Messaoura, commune de Zouabi, région de Sedrata, Algérie.
Sur la première paroi en grès, le tableau met en scène une famille de lions en train de dévorer un sanglier, pendant que deux chacals semblent attendre le moment propice pour se jeter sur les restes.
Kef Messaoura, commune de Zouabi, région de Sedrata, Algérie.
Les animaux ne sont pas représentés isolément et les figures, au nombre de dix, correspondent entre elles. Leur interdépendance constitue une séquence de chasse prise sur le vif. La « photographie » instantanée immortalise un laps de temps pendant lequel le lion, interrompant sa curée, lève la tête. A-t-il senti une présence ? Si oui, qui est cet intrus ? S’agit-il de l’artiste ?
Kef Messaoura, commune de Zouabi, région de Sedrata, Algérie.
La « toile » est de très bonne expression. C’est ce qui a fait dire à Stéphane Gsell : « Bien souvent, il est impossible de distinguer l’animal que l’ « artiste » a voulu représenter. Il est pourtant des exceptions. Les lions, les chacals et le sanglier de Kef Messiouer […] révèlent des dons d’observation assez remarquables : un profil ferme et net rend avec bonheur l’aspect des animaux, parfois même leur attitude dans tel ou tel mouvement. » (Histoire ancienne de l’Afrique du Nord ; page 24).
De l’autre côté, au niveau de la deuxième paroi, à droite, sont représentés un bovidé et deux autruches
. Kef Messaoura, commune de Zouabi, région de Sedrata, Algérie.
Un travail de la roche a précédé l’exécution de ces gravures. En effet, elle a été taillée, façonnée, modelée, préparée, transformée de manière à empêcher l’eau provenant du haut de la falaise de toucher les dessins. Entre les deux, nous pouvons distinguer une autre paroi, malheureusement dans un état très avancé de détérioration. Il n’y reste que des traits indistincts.
Kef Messaoura, commune de Zouabi, région de Sedrata, Algérie
L’exécution de ces dessins a évidemment nécessité une technique adaptée, un savoir et savoir-faire avérés. A quels mobiles la réalisation d’un travail aussi long, aussi pénible, aussi laborieux a-t-elle obéi ? Simple instinct d’imitation ? Ne faut-il pas plutôt intégrer les recherches dans le cadre des comportements métaphysiques humains, c’est à dire du côté de la religion et de la magie ?
Contrairement aux chacals et aux sangliers, les lions et les autruches ont disparu de la région. Les causes ? Elles sont sûrement à trouver, entre autres, dans les changements climatiques survenus au cours des siècles. Les premiers, ayant pu s’adapter, existent toujours. Les deuxièmes, ayant besoin d’un climat plus humide, ne figurent plus sur la liste des animaux de la région.
Kef Messaoura, commune de Zouabi, région de Sedrata, Algérie.
Il serait intéressant de se demander pourquoi l’homme préhistorique a choisi de représenter le lion. L’allure de l’animal, son aspect impressionnant, sa force, sa puissance ont de tout temps fasciné. Son image n’a-elle pas transcendé les siècles et les millénaires pour servir de faire-valoir aux dieux, demi-dieux et héros ? Ces derniers ne pouvaient prétendre à la vénération et à la considération qu’après avoir vaincu le lion.
Et le sanglier ? Et les autruches ? Et les chacals ? La réponse est problématique. Leur représentation est-elle due seulement au fait qu’ils aient existé à ce temps ? Ce procédé particulier pour faire durer, représenter, figurer, illustrer, introduire, matérialiser sur les parois rocheuses des événements vécus, réels, autnentiques, dont l’artiste a été le témoin privilégié, fait appel à une culture du visuel et à une imagination nécessitant des capacités intellectuelles que ne peut avoir l’homme du paléolithique. Cette technique mène à notre modernité. Peut-on dès lors parler de l’homme préhistorique moderne ? L’interprétation objective de ces œuvres nées avant l’écriture n’est pas aisée.
- Pourquoi les hommes reproduisent-ils les images des animaux ? La plupart de ces derniers, les lions par exemple, n’ont-ils pas été déifiés et honorés ? Est-ce une manière de leur rendre hommage ? Est-ce pour obtenir leur assistance et leur protection ? Certaines images d’animaux ne sont-elles pas des offrandes à des divinités ? S’agit-il de pratiques funéraires témoignant d’un culte des morts ?
Le site préhistorique de Kef Messaoura offre aux chercheurs des éléments de première importance. Le décryptage des données gravées sur la roche, les tenants ayant trait au choix du lieu, les faits découlant de la nature du terrain permettront - un tant soit peu – de lever le mystère qui entoure cette période correspondant aux premiers temps de l’humanité.
CHASSE AUX LIONS ET AUX PANTHÈRES À SOUK AHRAS
Ces photos nous ont été gentiment offertes par la petite-fille de ce chasseur ici sur la photo , Jean-Louis Jacquard que nous remercions beaucoup bien évidement tout en regrettant ce type de chasse qui a fait disparaître de nos forêts le symbole même de Souk Ahras.
mardi 24 septembre 2019
Une vieille image sculptée de Souk Ahras anciens datant de 1847
Cette belle image sculptée est la deuxième plus ancienne connue de la ville de Souk Ahras # dépassée.
Gravé par le photographe français (Alfred Nicolas Normand), ce photographe est également l'architecte qui a élaboré le schéma de municipalité mixte de Souk Ahras. La ville est descendue «actuellement le musée» et la prison, et est également l'auteur du projet d'expansion de la Place de l'Indépendance (Thagaste) en 1888. .
Il a également restauré l'arc de triomphe de Paris et la colonne de Vendôme et a construit les plus belles demeures parisiennes et françaises, dont le château de La Tour et l'hôpital Saint-Germain-de-Lay, classé monument historique.
Une série de photographies de la belle ville de Souk Ahras (Petit Paris) a été publiée dans le célèbre magazine L'ILLUSTRATION le 20 septembre 1876, page 220, où le photographe et architecte français Normand aurait vécu à Souk Ahras entre 1844 et 1848. Au marché d'Ahras, nous notons sur la photo la présence de l'église du révérend Augustin, fils de Taggit, construite en 1847, qui montre que l'inscription pendant son passage sur le marché d'Ahras et la présence de l'église en sont un signe chronologique.
Après 1852, la photographie naturelle est arrivée et le procédé de gravure et d'imitation n'est plus utilisé: il est très difficile de parler d'histoire sans documents précis et indiscutables.
Seules les archives de Souk Ahras peuvent nous aider à réécrire l’histoire du développement de notre belle ville historique.
HISTOIRE TOPONYMIQUE
LE NOM DE SOUK AHRAS VIENDRAIT DE SIK AORÈS ? سيق اوراس
Quand on évoque le passé de Souk Ahras, on parle souvent de Thagaste ou de Tajilt mais jamais de Sik Aorès sous lequel pourtant notre ville est très probablement née il y a très longtemps , il y a plus de 3000 ans .
Le premier qui avait parlé de ce nom qui nous est étranger voire barbare est l'érudit Hérodote et bien plus tard Ptolomée.
Ni Saint Augustin ni Apulée pourtant très patriotiques et très savants n'avaient parlé de cet ancien nom de Thagaste. Pourquoi ? On ne sait pas.
Peut-être ce nom leur évoque le passé très païen et paganiste de Thagaste ou peut-être ne savaient rien ou ils avaient estimé qu'il n'y avait pas lieu de le citer .
Le premier qui avait fait le rapprochement entre ce nom très ancien et très connu par les historiens de l'antiquité et surtout des spécialistes de la période biblique , est le géographe français Henri DUVEYRIER dans son opus Loco Citato.
Sik Aorès d'où sans doute est né le nom Aurès, veut dire l'Enceinte du Sanctuaire . Ce fut un ancien lieu de pèlerinage païen qui selon ce géographe français, on venait de partout pour le visiter même d'Égypte . Sans doute ce nom a disparu aux premières années de l'arrivée du christianisme à Souk Ahras ou peut-être même avant , à l'arrivée des premiers romains.
Les premiers missionnaires chrétiens avaient pour habitude de changer les noms des lieux dont la population est récemment convertie au christianisme ce que fut le cas de beaucoup de villes nord-africaines et moyen-orientales ou peut-être ce sont les premiers colons romains qui avaient décidé de faire ce changement de nom comme plus tard l'avait exigé Caracalla pour d’autres cités numides et mauretaniennes. À vrai dire, on ne sait rien de cette histoire ou très peu. Henri DUVEYRIER est un géographe et historien de renommée mondiale et on doit lui faire confiance.
Pour avoir confondu souk Ahras avec Sik Aorès, Duveyrier s'était basé sur les écrits de Hérodote qui fut lui aussi une source digne de confiance.
Phonétiquement parlant Souk Ahras ressemble étonnamment à Sik Aorès . Bizarre ! Et si Ahras n'est qu'une déformation de Aorès ? Pour être sûr de ce rapprochement phonétique , il faut chercher si les premiers occupants musulmans de Souk Ahras ne connaissaient pas Hérodote, chose qui ne m'étonnera personne vu le grand savoir et l'érudition des arabes à cette époque là. C'était l'âge d'or de l'islam.
Ça reste toutefois une supposition historique mais c'est une hypothèse sérieuse et une explication probable et plausible à certains de nos questionnements. . Autrement dit , Thagaste n'était pas le premier nom de Souk Ahras mais bien probablement Sik Aorès.
Source et documents historiques
VOIR PUBLICATION CI-DESSOUS
Autres sources :
- Loco Citato de Henri Duveyrier
- Histoires de Hérodote
- Revue africaine 1888
- Prosopographie chrétienne du bas empire de Mandouze
SOUK AHRAS EST LE NOM DONNÉ PAR L'ENVAHISSEUR FRANÇAIS POUR EFFACER NOTRE HISTOIRE
Souk Ahras est la dernière dénomination donnée injustement à l'antique et célèbre Thagaste et puis Tagilt. Aucun livre, aucun écrit, aucune carte et aucun document ne fait mention de ce nom de Souk Ahras avant 1856 . Pourquoi donc ce changement de nom ? Etait-il utile ? Pourquoi le capitaine Lewal avait-il débaptisé Tagilt et lui avait donné le nom d'un marché ? Sans doute pour effacer la longue histoire de cette ville qui quand elle enseignait le monde les sciences , Paris vivait dans les ténèbres de l'ignorance .
Pourquoi les autorités et les responsables de cette ville martyre de l'abandon et de l'injustice économique et culturelle n'enseignent pas à nos enfants la véritable histoire de notre ville Tagilt ? Souk Ahras est un nom colonial, un nom donné par un envahisseur qui voulait réécrire l'histoire de notre ville et nous faire oublier que Tagilt est le nom de la cité de nos ancêtres et cela depuis le IV éme siècle de notre ère.
Le géographe et historien allemand Johann Ernst Hebenstreit qui avait visité Tagilt ( Souk Ahras) le 26 juin 1732 avait écrit que le nom tagaste n'existait plus sauf sur quelques pierres tombales. Tagilt est aujourd'hui la digne héritière de la savante Tagaste .
On peut lire aussi sur le livre de ce célèbre explorateur allemand , Nouvelles Annales des voyages ceci : A peu de distance de la Calle, dit Hebenstreit (3), sont les ruines de Tagaste (aujourd'hui Tajilt), patrie de saint Augustin. M. le colonel Lapie la place plus au sud, sur la rive droite de l'Hamise.affluent du Méjerda . Les inscriptions qu'on doit y trouver fixeront l'emplacement et la synonymie de cette ville importante qui restent encore dans le doute.
Il est temps pour nous de réécrire ou plutôt d'écrire la véritable histoire de notre ville et se débarrasser de nos stupides sentiments pro coloniaux et enseigner à nos enfants que Souk Ahras est un nom donné par les colons. Souk Ahras n'est Souk Ahras que depuis 1856 , depuis moins de deux cents ans quand Tagilt le nom berbère de notre ville avait existé pendant 14 siècles.
▪ Sources :
- Die Beiden Afrikaforscher Johann Ernst Hebenstreit Und Christian Gottlieb Ludwig: Ihr Leben Und Ihre Reise...
- Nouvelles Annales des voyages Tome deuxième de l'année 1837
Inscription à :
Articles (Atom)






